Québec a annoncé aujourd’hui la mise sur pied d’un comité régional du Pacte pour l’emploi (CRPE) pour la région de Lanaudière. Ce nouveau comité (encore un!) sera sous la responsabilité du Conseil régional des partenaires du marché du travail (CRPMT). Il regroupera des représentants d’Emploi-Québec, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, des commissions scolaires, du CEGEP de Lanaudière, des universités, des milieux communautaires, syndicaux et patronaux, du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles et du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.
Ce comité aura pour mandat de mener une prospection des besoins du marché du travail et de développer une vision prospective des enjeux futurs, d’assurer une meilleure adéquation entre l’emploi, la formation, l’apport de l’immigration, les besoins des entreprises et du marché du travail et le développement économique des régions, d’améliorer le temps de réaction des partenaires et de renforcer l’efficacité des actions.
Les travaux du Comité régional du Pacte pour l’emploi détermineront des interventions les plus efficaces pour l’intégration en emploi des prestataires de l’assurance-emploi et de l’aide sociale et offriront une meilleure réponse aux besoins de formation sur mesure pour les personnes en emploi. Ils soutiendront aussi l’intégration en emploi des personnes immigrantes grâce à une formation d’appoint, à la formation à temps partiel ou à l’apprentissage en milieu de travail.
Sur les bases de ces travaux, le Comité régional des partenaires du marché du travail devra se doter d’un plan permettant l’atteinte des objectifs régionaux et visant une importante mobilisation des acteurs de leur milieu autour du Pacte pour l’emploi auprès des chambres de commerce ou de la Conférence régionale des élus.
Comme le CRPMT est déjà composé de personnes représentant la main-d’oeuvre, les entreprises, le milieu communautaire et le réseau de l’éducation, n’aurait-il pas été mieux de confier cette tâche à ce Conseil au lieu de créer un sous-comité regroupant tellement d’intervenants que le consensus sera très difficile à obtenir? La réponse est non. C’est tout à fait dans la lignée de l’attitude consultative aiguë du gouvernement Charest.